31 mars 2008
VIVA CHINA!!!
Ce que j'aime avec les autorités chinoises, c'est leur transparence.
En effet...
...on ne les voit jamais lorsqu'il est temps de parler des droits de l'homme,
...on ne les voit jamais lorsqu'il est temps de parler de l'abolition de la peine de mort,
...on ne les voit jamais lorsqu'il est temps de se pencher sur la liberté de parole, de presse,
...on ne les voit jamais lorsqu'il est temps de remettre en question leur dictature,
...on ne les voit jamais lorsqu'il est temps de remettre en question leurs pratiques anti-environnementales,
plus transparent que ça...
TU MEURS!
(il faut dire à leur décharge que sur bien des points, ils ont de bons maîtres à l'Ouest...)
28 mars 2008
Au début, j'ai eu peur...
Non pas que je sois un adepte de la violence et des coups vicieux, des tentatives de blesser et des emportements débridés qui peuvent amener quelqu'un, lorsque les plombs sautent, à sauvagement agresser son semblable à coup de bâton...Pas du tout! Ce que j'aime et qui me semble l'opposé, c'est le contact viril et, dans le feu de l'action, les empoignades solides entre deux partenaires consentants (Un peu comme au lit, mais avec un casque et des patins!), empoignades qui peuvent parfois mener à des combats, mais rien de comparable au spectacle disgracieux d'un fou furieux qui cogne sur quelqu'un qui, parce qu'il n'a pas envie de se battre - chose tout à fait légitime - ne se défend même pas...
Or, lorsque la ministre Courchesne a annoncé qu'il fallait mettre de l'ordre là-dedans, disant que des parents refusaient que leurs enfants jouent au hockey puisque c'est un sport violent, j'ai eu peur...Je voyais déjà avec appréhension le jour où le hockey se jouera sans aucun contact, où les lames de patins seront remplacées par des roulettes (des lames, ça coupe et ça envoie un mauvais message à nos jeunes!!!) et que les bâtons et la rondelle seront en mousse, question d'éviter les blessures...
Puis, oh bonheur!, elle a parlé de consultation, de comité, etc. etc. Musique à mes oreilles puisque l'on sait très bien que lorsqu'un gouvernement ne veut rien faire ou ne sait pas quoi faire, il commence par commander des comités, des commissions, des consultations. Ça temporise. Et, dans un domaine aussi délicat que la violence dans les sports, l'importance n'est pas tant de faire quelque chose, mais de faire comme si l'on faisait quelque chose...
Le problème, ce n'est pas l'insaisissable "violence dans le hockey", bouc-émissaire toujours utile, le problème, ce sont les imbéciles qui ne savent pas se contrôler et qui en viennent à faire ce qu'a fait Jonathan Roy l'autre jour. Lorsqu'un idiot s'amuse à tabasser quelqu'un dans la rue, on le prend et on le met à l'écart de la société, pour un bout de temps. Une suspension de deux ans, dans ce cas, aurait été tout à fait justifiable et aurait certes enlevé à d'autres le goût de l'imiter...
20 mars 2008
Le prix de la guerre ou de l'inefficacité de l'armée américaine
Cinquième anniversaire de la guerre en Irak.
Je suis outré de voir tout l'argent qui a été dépensé au cours des 5 années
dans cette guerre des z'USA en Irak...plus de 500 000 000 000 de dollars à ce jour,
et ça continue de monter.
Cinq cent milliards de dollars, c'est énorme.
Pour quoi faire? Pour arracher la vie à quelques dizaines de milliers de civils irakiens, finalement.
Un peu moins de 90 000, selon certaines sources (beaucoup moins selon d'autres,
qui ont intérêt à ce que le nombre paraisse le plus bas possible).
Je ne suis pas très bon en calcul, mais ça doit donner un coût de revient d'environ 5 500 000$ par civil.
C'est inadmissible.
Bon qu'on aille tuer quelques Irakiens pour répandre la démocratie, moi je veux bien.
C'est tout de même pour ça qu'on élit des gouvernements de droite (les Bush, Harper,
Sarkozy, etc.). Mais je veux tout de même que mon argent soit dépensé à bon escient...
En fait, en cette période où les PPP sont de plus en plus populaires, je propose de refiler
toutes les opérations militaires au privé, qui sait gérer les fonds.
Si on avait donné ces 500 000 000 000 de dollars à une compagnie privée, je suis certain qu'il n'y aurait plus
un seul Irakien de vivant aujourd'hui, que le ménage serait fait, la lumière éteinte et la porte verrouillée.
Merci bonsoir!
On pourrait y retourner quand bon nous semble pour aller faire notre petit business avec les autres pays du Moyen Orient...
Mais que voulez-vous, les valeurs se perdent...même à droite...
(désolé pour le ton "un peu" cynique et sarcastique que prend mon blogue ces jours-ci, mais
Irak + Afghanistan + Darfour + Palestine + Tibet (et j'en oublie, et des meilleurs!), tout ça, conjugué à un paquet de prises de positions imbéciles (du genre la protection de l'industrie pétrolière (mais aussi forestière, etc.) au détriment de l'environnement, ou au détriment de la santé, comme pour les brevets des compagnies pharmaceutiques), sans compter les imbécilités individuelles, comme ceux qui pensent que la rue leur appartient et se permettent de rouler à 90 km/h sur ma rue ou ceux qui jettent candidement leurs poubelles sur la rue, etc. etc., bref tout ça commence à me donner un certain mal au coeur de l'humanité et me fait souhaiter une accélération du réchauffement climatique, question qu'on débarrasse au plus vite...à vos voitures tous!)
17 mars 2008
Gadgets inutiles (quatrième partie)
Vous en avez marre du froid, de la gadoue et des autres plaisirs hivernaux? "Ouain ben j'ai hâte à c't'été!", clamez-vous à qui veut bien l'entendre (ou ne veut pas bien l'entendre, mais n'a pas le choix, étant pris à vos côtés dans la foule dense et transpirante des transports en commun).
Mais en êtes-vous bien certain? L'hiver n'a-t-il pas de ces avantages qui échappent au premier coup d'oeil, mais que l'on regrette amèrement sous le soleil de juillet?
Ne voyez-vous pas comme un avantage certain la possibilité de laisser votre épicerie dans la voiture pendant 4 heures, sans craindre la multiplication des bactéries dans votre livre de boeuf haché? Et la crème glacée qui ne fond pas? Et puis, s'il vous arrivait par mégarde d'oublier le nouveau-né dans le véhicule familial pendant 4 heures, ses chances de survie ne seraient-elles pas meilleures à -20 degrés qu'à +30 degrés, les fenêtres remontées? Mais ce ne sont que des détails, me direz-vous, des avantages insignifiants au prix des sacrifices qu'amène l'hiver...et vous avez bien raison.
De toute manière, grâce aux plus grands cerveaux de ce siècle, il est désormais possible de profiter des avantages de l'hiver, et ce, même en été.
Quel est le plus pire (oui, oui, le "plus pire"!) des inconvénients de l'été? Les mauvaises odeurs? Non. Les émissions d'été de TVA? En effet, c'est atroce, mais (croyez-le ou non) il y a pire! Les hommes en camisole? Hummm...assez terrible aussi, mais ce n'est pas cela!
Non, le pire avec l'été, c'est de marcher dans la merde de chien.
N'avez-vous pas remarqué que depuis quelques mois, vous n'aviez plus de ces problèmes causés par une marche un peu distraite qui vous aurait fait mettre le pied sur un gros étron de dalmatien négligemment "oublié" sur le trottoir? Dans le pire des cas, vous avez mis le pied dessus et il s'est enfoncé dans la blanche neige ou a explosé en cristaux bruns sous votre poids, tel un feu d'artifice canin. Eh bien, il n'y a pas raison que ce bonheur ne persiste pas sous les grosses chaleurs de juillet!
Le "POOP FREEZE" est pour vous!!! Et vous aussi!!! Oui, VOUS pourrez enfin congeler les tas des chiens de votre rue (puisque les propriétaires de ces chiens ne prennent même pas la peine de les ramasser, pourquoi se donneraient-ils la peine de les geler?!?!). Ainsi, si tous se relaient, nous pourrons garder ces tas gelés jusqu'à l'hiver prochain (où les crottes seront ramassés avec la neige).
Selon des sources non identifiées, mais généralement fiables, des recherches sont en cours afin de trouver une pilule (The PIL POOP FREEZE), que l'on donnera aux chiens et qui fera qu'ils déféqueront des excréments pré-congelés. Et après on dit que les recherches scientifiques menées dans l'espace ne mènent à rien!!!
Des fois, on ne peut qu'être fier d'être humain....
PS: il va sans dire que de congeler le nouveau-né et la crème glacée grâce au POOP FREEZE pour pouvoir les laisser dans la voiture pourrait s'avérer périlleux, nous ne saurions trop vous recommander d'en parler d'abord à votre médecin ou, à tout le moins, de contacter le fabriquant...
15 mars 2008
Lettre ouverte aux Tibétains
Chers Tibétains,
J'ai été choqué et peiné de lire ce matin, dans mon journal, les événements qui ont actuellement lieu chez vous. Je sais que vous aimeriez bien que nous, la fameuse et anonyme "communauté internationale", embrassions votre cause et intervenions pour mettre fin aux "violences" qu'exerce contre vous le Gouvernement chinois.
Mais soyons honnêtes. Peut-on réellement parler de violence de la part d'un État qui ne cherche qu'à assurer la stabilité politique de son territoire? Les séparatistes tibétains - comme tous les séparatistes du monde, regardez ce que les méchants Kosovars ont fait aux pauvres Serbes! - les séparatistes tibétains, donc, ne sont-ils pas, à leur façon, d'affreux terroristes qui risquent de mettre la Chine à feu et à sang? Je pense que parfois la raison d'État doit primer sur les velléités individuelles. D'ailleurs, pourquoi ne croirions-nous pas les autorités chinoises qui nous disent que leur intervention ne cherche qu'à rétablir l'ordre?
En ce qui concerne notre implication, à nous, Occidentaux, Nord-Américains, Canadiens, il ne faudrait pas exagérer...Qu'y a-t-il tant chez vous pour que nous nous y intéressions? Du pétrole? Des mines? Faudrait-il vraiment se mettre à dos le plus grand des marchés économiques mondiaux pour quelques montagnes et quelques arpents de neige? Ajouter à la tension internationale en appuyant une poignée de moines au crâne rasé? Allons donc!
Recevoir le Dalaï Lama comme un chef d'État, bon, à la limite, ça, on peut. Ça permet de cacher un peu l'aplaventrisme de nos politiciens devant les décideurs économiques. Ça donne le change. Bon, ça choque un peu quelques ambassadeurs, mais ça n'a pas de véritables conséquences. Mais que voulez-vous que nous fassions? Boycotter les jeux olympiques? Allons donc...et les relations avec la Chine? et les commanditaires? et nos médailles?
Le mieux serait que vous vous calmiez un peu, pour éviter aux Chinois l'odieuse obligation d'augmenter encore le nombre de leurs exécutions politiques ou de relégations dans des camps de travail, chose qu'ils font bien malgré eux. Nous ne voudrions surtout pas, non plus, que la Chine ferme complètement le territoire et nous empêche d'aller faire un peu de tourisme par chez vous...il serait dommage que nous perdions un peu de nos terrains de jeu.
Pourquoi ne pas vous résigner à votre sort de colonisés, n'est-ce pas ce que nous avons fait, ici, au Québec?
É.K.F.
11 mars 2008
Le titre de ce commentaire a malheureusement été enterré sous la neige (nous nous excusons des inconvénients)
On s'était empressé d'annoncer que c'était la tempête du siècle, même du millénaire, qui s'était abattue sur le Québec (car les tempêtes, comme les arbres, s'abattent). C'est ce qu'on claironnait ce 11 mars 2008, précisant plus rarement que le siècle n'avait que 8 ans, et qu'il restait encore 92 hivers (voire 992 en ce qui concerne le millénaire) pour battre ce record un peu idiot.
Avachi devant son téléviseur, gavé de publicités et de pizzas, habitant sur le clinquant Plateau ou au fond de son anonyme banlieue, l'homme moderne sent bien que son confort, qui pourtant lui procure tout, le prive de quelque chose. Pour passer le temps, il a donc décidé de mesurer les précipitations (mot qui désigne, étrangement, aussi bien la pluie laissée par un orage de 10 minutes que la neige qui s'accumule pendant 10 heures).
1 centimètre
2 centimètres
3 centimètres
...
Ainsi, dès que plus de 15 centimètres de neige s'abattent sur sa pelouse, sa voiture et son toit, il voit celle-ci comme le plus grand des défis à relever. S'éveillent alors en lui des instincts primitifs, originels (le bruit du silex résonne en son fors intérieur) et, protégé de son Kanuk, de ses bottes Sorel, et d'une tuque et de gants taillés dans un tissu de l'ère spatiale, l'homme sort déneiger son territoire comme partait autrefois le coureur des bois pour la Baie d'Hudson. Une demie heure plus tard, lorsqu'il rentre, essoufflé, les joues rougies par le froid mordant (car le froid mord comme les tempêtes s'abattent), il est convaincu d'avoir survécu à quelque chose. Voilà, c'est fait : il fait désormais partie des survivants, avec l'aura de mystère et de respect qu'on leur réserve. Il n'aura de cesse de raconter son histoire, exagérant les détails, modifiant les circonstances. Son orgueil ne dégonflera que quelques jours plus tard, lorsqu'un octogénaire, un peu débile faut-il l'avouer, lui dira que cette supposée tempête n'était qu'un insignifiant reflet de celle de ce mois de janvier d'un hiver de sa jeunesse, alors que les bancs de neige engloutissaient poteaux et fils électriques et que les animaux montaient sur les toits pour ne pas mourir étouffés sous les mètres de neige. Il taira, bien sûr, le fait que du haut de ses 6 ans, tout lui semblait alors énorme, comme le chien du voisin qu'il voyait comme un cheval.
L'homme moderne, le soir venu, un peu ébranlé par les paroles de l'ancien, regardera par la fenêtre et, au moment de rabattre le doux duvet sur sa figure, espérera secrètement que le printemps ne viendra pas trop tôt; en tout cas, pas avant qu'une tempête, une vraie celle-là, enterre vraiment sa voiture, sa pelouse et son toit. Et, s'il faut qu'il périsse ou que la ville (voire le pays!) soit rayée de la carte pour faire fermer la gueule à ce vieillard, il ne demande pas mieux.
